Les relations

Les rapports avec la France

Les Français eurent des rapports racistes envers les Vietnamiens. Malgré tout, la mentalité tentera de changer, certaines femmes proposaient même de faire garder leurs enfants par des Indochinois. Certains villages les recrutaient pour nettoyer leurs villes, les pieds nus dans des sabots luttant contre le froid.
Seulement 4% des Indochinois pouvaient s’exprimer en français, mon grand-père a appris sur la langue progressivement.
Ils s’adaptèrent vite mais vivaient dans la misère, la faim, ils n’hésitaient pas à voler légumes, fruits, poules et même chiens et chats.

Témoignage de Françoise Adler

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L’Amour en temps de guerre

Ils disaient souvent que les femmes françaises étaient gentilles et avenantes. Mon grand-père a rencontré ma grand-mère Françoise et a décidé de rester malgré le fait qu’il avait une famille au Viêtnam. Ma grand-mère et toutes les autres femmes qui les côtoyaient étaient mal vu par le reste de la population. D’autres décidèrent de ne pas s’approcher des Françaises et se contentèrent d’aller au “bordel”. Si l’un des travailleurs d’un camp se mariait avec une Française, il pouvait sortir du camp et aller habiter définitivement avec elle.
De nombreux couples se sont formés comme celui de mes grands-parents même si les mariages étaient difficiles à accepter dans les mœurs. On compta 100 mariages et une centaine d’enfants métis appelés “Eurasiens” dont ma maman.
En définitive, on se sait combien de ces couples ont été rapatrié entre ceux qui désiraient vivre en France et ceux qui ont refusé l’autorisation du rapatriement.